L'ACCEPTABILITÉ OPÉRATEUR

Introduction

Quand on regarde les graphiques ou les visuels de représentation de l’industrie 4.0, on y voit souvent les notions de « convergence entre le digital et le physique», «IOT», «Big Data», «Robotique»Un« Dansmpression 3D»... par contre le mot « production » n’apparait plus. Pourtant, officiellement tous s’entendent sur le fait que l’industrie 4.0 est faite pour permettre une production (au sens large du terme) plus adaptée au consommateur, plus humaine, plus écologique et plus respectueuse des femmes et des hommes qui la rende possible. N’y a-t-il pas là un paradoxe dans l’expression de la transformation digitale actuelle de l’industrie, qui pourrait expliquer tout ou partie de la complexité de sa mise en œuvre pour les opérateurs et les techniciens de production ?

Techniciens et Digitalisation

Aujourd’hui dans l’industrie française et européenne, une part importante des tâches d’assemblage, de contrôle qualité, de maintenance ou d’inspection est encore réalisée par des opérateurs, des compagnons ou des techniciens. Dans le cadre de la digitalisation de l’industrie, ces femmes et ces hommes se voient assignés en plus de leurs tâches habituelles, la responsabilité de remonter des données sur leurs interventions ou sur leur métier, pour alimenter les systèmes d’information de leur entreprise. Ces tâches digitales sont souvent considérées à faible valeur ajoutée par les techniciens (loin de leur métier), très chronophages (prend du temps) et intrusives dans leurs activités (présence encombrante d’une tablette par exemple). A cela s’ajoute des craintes quant à l’évolution de leurs compétences ou de leur responsabilité sur leur poste de travail, ou d’asservissement aux décisions des ordinateurs.

Pourtant cette transformation des métiers techniques est inéluctable pour conserver une industrie compétitive en Europe, augmenter les retours terrains, et optimiser les cycles de production. Alors comment faire pour gagner l’adhésion des femmes et des hommes de la production industrielle, et ainsi assurer une transformation digitale réussie?

Construire l'acceptabilité

Construire l’acceptabilité d’une technologie auprès de son utilisateur deviendrait donc plus important que la technologie elle-même. Dans une optique de transformation digitale, l’adhésion des opérateurs et des techniciens deviendrait la clé e la réussite globale des plans d’amélioration de la compétitivité industrielle. Mais alors, comment construire cette acceptabilité ?

Traditionnellement, une technologie est évaluée sur son niveau de maturité technologique (échelle des TRL – Technology Readiness Level). Cette échelle développée par la NASA dans les années 70/80 pour faire du techno-push d’innovation, n’est plus suffisante aujourd’hui. Depuis 10 ans, deux nouveaux critères d’évaluation d’une technologie viennent compléter le TRL :

  • L’échelle de maturité opérateur (HRL Human Readiness Level) : des critères de perception d’une technologie qui caractérisent son adoption par les femmes et les hommes qui doivent l’utiliser.
  • L’échelle de maturité industrielle (MRL Manufacturing Readiness Level) : des niveaux de freins potentiels à l’introduction d’une solution en fonction de l’environnement industriel d’utilisation.

Dans les deux cas, ces échelles évaluent respectivement la perception de l’usage d’une technologie pour un besoin donné et son adéquation avec le contexte de son utilisation. En d’autres termes, une technologie pourra être réellement utilisée comme un outil de production uniquement si elle est technologiquement mure, si elle est perçue par l’opérateur comme une aide opérationnelle à la réalisation de ses tâches, et si elle est utilisable dans son environnement de travail.

Le TRL et le MRL associés à une technologie dépendent respectivement de critères techniques intrinsèques, et de l’environnement d’utilisation. Pour une technologie et un contexte industriel donnés, ces critères sont donc plus ou moins figés, à moins de changer drastiquement l’environnement de travail. Le paramètre variable en lien avec les utilisateurs finaux d’une technologie dans un environnement de travail c’est le HRL. Alors comment faire évoluer le HRL associé à une technologie ?

Traditionnellement, l’industrie utilise le modèle d’acceptance technologique (TAM – Technology Acceptance Model) publiée en 1989 par Davis et al. Ce modèle propose de travailler sur deux attributs clés d’une technologie :

  • La perception d’utilité : la technologie est-elle utile dans mon travail
  • La perception de simplicité : la technologie est-elle simple à appréhender

Augmenter ces deux critères va permettre d’augmenter le HRL associé à une technologie. Néanmoins, cet exercice peut s’avérer complexe à réaliser dans un contexte industriel où la technologie est souvent connue depuis longtemps, où les cycles sont longs et les opérateurs et techniciens déjà échaudés par plusieurs vagues d’essais et de tests de digitalisation. Pourtant il reste nécessaire et parfois vital pour la productivité de l’entreprise d’augmenter le taux d’utilisation de ces technologies. Dans un tel contexte, ne faudrait-il pas utiliser une technologie catalyseur pour améliorer l’acceptabilité d’une autre ? Ne pourrait-on pas utiliser les capacités d’utilité et de simplicité d’une technologie au bénéfice de l’utilisabilité et de l’acceptabilité d’une autre ?

Un exemple...

Les solutions logicielles d’EAM (Enterprise Assests Management), de MES (Manufacturing Engineering Systems) ou de CMMS (Computerized Maintenance Management Systems) existent depuis plusieurs années dans l’industrie. Ces technologies bénéficient d’un TRL et d’un MRL très éles. Par contre, ces technologies ont souvent été développées dans une optique d’optimisation des processus de production ou de maintenance industrielle, et peu pour le bénéfice des opérateurs et techniciens. Le HRL pour les opérateurs au poste de travail s’en trouve donc réduit d’autant.

Les outils numériques de MES et de CMMS restent aujourd’hui complexes à utiliser pour un technicien au poste de travail. Le suivi d’instructions de travail ou la génération d’un compte rendu d’intervention dans ces outils restent des tâches jugées longues et complexes par les opérateurs.

SIMSOFT INDUSTRY introduit la solution eXtend d’assistance vocale au poste de travail intégrée dans des outils existants de l’industriel. En d’autres termes, comment permettre à un technicien de piloter son MES ou son CMMS par la voix, toute en conservant les mains libres pour réaliser ses tâches. L’addition d’un assistant vocal (technologie catalyseur) aux outils de MES et de CMMS a pour effet d’augmenter leur utilisabilité et leur acceptabilité. Pourquoi ?

Tout d’abord en répondant aux craintes des opérateurs : un assistant vocal permet d’accéder plus simplement à beaucoup d’information (des plans, des explications, des photos, …) qui conforte les compétences de l’opérateur. Un assistant vocal intelligent permet à l’opérateur de remonter des données au système d’information simplement par la voix, tout en étant responsable de la validation de celles-ci. Enfin, l’opérateur reste maitre de son travail : il utilise son assistant vocal quand il en a besoin.

copyright @vallourec

Ensuite l’utilisation de l’assistant vocal intelligent eXtend couplé à des outils de MES et de CMMS permet de simplifier et de fluidifier l’utilisation de ces derniers pour l’opérateur. La complexité des menus déroulants, des listes à choix multiples, … est gommée par l’interaction vocale qui permet à l’opérateur de gagner du temps, et de reprendre confiance dans ses capacités d’interactions numériques dans son entreprise.

L’ajout d’une solution d’assistance vocale comme eXtend à des outils de MES ou de CMMS permet d’en maximiser l’utilisation opérationnelle par des techniciens de la production industrielle. Les critères d’utilité et de simplicité d’utilisation s’en trouvent améliorés et ainsi, le couple MES+eXtend ou CMMS+eXtend héritent d’un niveau de HRL opérateur plus élevé.

Conclusion

Si la digitalisation des processus de production est inévitable, l’efficacité et la rentabilité de cette transformation sera obtenue uniquement par l’amélioration de l’acceptabilité de ces technologies par les femmes et les hommes de la production industrielle.

Aujourd’hui, le couplage de technologies innovantes comme un assistant vocal intelligent à des technologies déjà déployées mais sous utilisées, apparait comme un moyen d’en augmenter l’acceptabilité et l’utilisabilité.

SIMSOFT INDUSTRY grâce à son offre eXtend devient un acteur majeur de l’introduction de solutions d’assistance vocale intelligente pour l’industrie. Ces assistants vocaux dédiés aux techniciens de l’industrie permettent de fluidifier les interactions des techniciens avec leur environnement digital, tout en gardant les mains et les yeux libres pour la réalisation de leurs tâches.

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Article réalisé par : André JOLY

Contact Presse : Laura PALACIN, laura.palacin@simsoft-industry.fr, 05 31 61 85 10 / 06 26 84 55 58

A propos de SIMSOFT INDUSTRY (www.simsoft-industry.com & www.spix.ai)

SIMSOFT INDUSTRY développe le premier Assistant Vocal Intelligent 100% dédié aux techniciens de l’Industrie 4.0. L’assistant vocal intelligent SPIX est opérationnel dans des conditions d’utilisation industrielles dans les Solution VOGOF et Solution eXtend. Avec SPIX, SIMSOFT INDUSTRY replace les hommes et les femmes au cœur de la production industrielle avec des assistants spécialisés dans le guidage par la voix des opérateurs, le relevé de mesure, le contrôle qualité, et dans la structuration à chaud de leurs retours d’expérience.

SPIX est une marque et un modèle déposé de SIMSOFT INDUSTRY (INPI Ref : 19 4 528 622 et 19 4 528 627)

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